Histoire & Patrimoine/Musée virtuel/Marcel Haedrich (1913-2003) et Alfred Kern (1919-2001)

Marcel Haedrich (1913-2003) et Alfred Kern (1919-2001)

Biographies

Marcel Haedrich (1913-2003)

Marcel Haedrich, journaliste, écrivain, chroniqueur à la radio, est né à Munster le 25 janvier 1913.
Il a vu le jour au foyer d’Eugène Haedrich, fondé de pouvoir à la Manufacture Hartmann, et de Julie Grandpierron, originaires de la vallée de Sainte-Marie-aux-Mines. Marcel est le deuxième des trois fils du couple, né après Alfred, ancien conseiller général, décédé en 1988, et avant Charles, décédé en juin 2007, ancien salarié du Crédit Agricole. Son père est tué dans la Somme, le 15 novembre 1916, sous l’uniforme allemand. Sa mère, veuve, l’élève avec ses frères dans un état proche de la pauvreté. « Elle ne pouvait compter que sur l’aide de Dieu, alchimiste efficace qui transformait le malheur en bonheur ».
Après sa scolarité à Munster, Marcel Haedrich, boursier, débarque à Paris à l’âge de 15 ans pour intégrer l’Ecole Supérieure de Commerce de Paris. « Il n’était pas facile en 1928 d’être un Alsacien à Paris ». Il travaille d’abord aux fonderies Halbergerhutte (Sarre) en 1933, puis, après le retour de la Sarre à l’Allemagne en 1935, il entre au service du groupe chimique et pharmaceutique Rhône-Poulenc. Il se marie le 1er février 1936 à Andrée Croizat, une « Parisienne » qui, plus est, était catholique. Deux « qualités » qui émurent, dans un premier temps, sa mère, de confession protestante.
Au début de la Seconde Guerre mondiale, officier, il est fait prisonnier et est expédié dans un Oflag près de Lübeck. Libéré après six mois de captivité en tant qu’Alsacien, il rentre à Munster, qu’il quitte après avoir repris quelques forces, pour passer en zone libre. Après un détour par Vichy, il retrouve un emploi chez Rhône-Poulenc à Lyon. C’est dans cette ville, en 1941, qu’il fait ses débuts de journaliste au Figaro avant d'être engagé à Sept Jours, dirigé par l’industriel et grand patron de la presse française Jean Prouvost, où il rencontre Raymond Cartier, Hervé Mille, Max Corre… Il crée le journal clandestin du Mouvement national des prisonniers de guerre et des déportés, Victoire.
Engagé dans la Résistance, il rencontre François Mitterrand dans un maquis des Hautes-Alpes. En juin 1944, envoyé par son mouvement dans le Cantal, il réquisitionne une imprimerie et fonde le premier journal de la France (partiellement) libérée : L’Homme Libre qui deviendra, à Paris et à l'injonction de la famille de Clémenceau, Libres. Le n°1 paraît le 9 juin 1944, trois jours après le Débarquement... Il le dirigera jusqu’en janvier 1945.
Journaliste vedette de la « grande presse », il lance à la libération Samedi soir, le plus gros tirage d’après-guerre. C’est lui qui dévoile le nouvel univers de Saint-Germain-des-Prés où cherche à s’épanouir une jeunesse assoiffée de liberté au sortir de l’occupation. Grand reporter à Paris-Presse l’Intransigeant de 1950 à 1953, il participe aux plus grands évènements de son temps. De 1954 à 1964, il dirige la rédaction de Marie-Claire, puis celle de la revue Adam de 1964 à 1966.
Il deviendra chroniqueur-éditorialiste pendant 7 ans à Europe n°1. Il y sera l’une des célèbres voix de la station, en intervenant, dans un premier temps, une demi-heure chaque dimanche (du 4 juin 1967 au 31 mars 1968) puis en assurant des éditoriaux quotidiens. D'abord programmé à "midi 25" (Midi 25, voici Marcel Haedrich), jusqu'au 6 octobre 1969 puis le soir, avant de revenir au matin (avril 1972). Sa chronique du 6 juin 1974 – il ironisait sur le style du Premier ministre de l'époque, Jacques Chirac – fera scandale et sonnera la fin à sa collaboration avec Europe n°1.
Sa lucidité et son indépendance de jugement donnaient à ses réflexions des allures de messages et laissaient percevoir des horizons prophétiques. Il était omniprésent à Paris, dans le monde des arts, de la haute couture et de la politique. Le menu du Café de Flore lui prête l’invention du mot « existentialisme ».
Veuf depuis 1998, père de deux enfants – Jean-Michel et Jean-François – et domicilié à Saint-Mandé, dans le Val-de-Marne, Marcel était resté attaché à sa vallée natale où il revenait fréquemment (notamment à Munster et Soultzbach-les-Bains à l’Hôtel St Christophe tenu par la famille Freymuth).
Il est mort à Paris le 7 juillet 2003. À sa demande, ses fils disperseront ses cendres au fond de la vallée de Munster, à un lieu qu'il avait choisi deux ans auparavant.
Il est l’auteur de nombreux ouvrages, romans, essais, récits, biographies, pièces de théâtre (dont une est jouée à la Comédie-Française) et ouvrages de réflexion sur la question des relations entre l’homme et Dieu. Son roman, Une Enfance alsacienne ou le mal de Dieu (1978), est l’ouvrage qui évoque le plus la ville de Munster.
Il a été fait chevalier (10 décembre 1985) puis officier (3 juin 1993) de la Légion d’Honneur par le Président François Mitterand. L’Académie d’Alsace lui a décerné le Grand Prix Maurice Betz en 1959 avant de l'accueillir comme membre (juin 1960). Il fut plusieurs fois cité pour les grands prix littéraires.

Distinctions
> Officier de la Légion d'honneur.
> Croix de guerre 1939-1945.
> Grand Prix Maurice Betz.
> Citoyen d’honneur de la Ville de Munster.

CHRONIQUES ET SOUVENIRS
Chroniques sur Europe 1 « midi 25 : voici Marcel Haedrich » (1967-1974)
Lors de l’inauguration de la rue Marcel Haedrich, le 6 juin 2007, l’un des fils de Marcel Haedrich, Jean Michel a parlé de l’attachement de son père à Munster : « malgré toutes ses activités il n’a pas oublié Munster… il y avait rarement un mois sans que mon père cite Munster dans ses chroniques radio ».

Extraits des tapuscrits des chroniques de Marcel Haedrich concernant Munster, diffusées de 1967 à 1974, sur Europe 1, dans l’émission intitulée « Midi 25 : voici Marcel Haedrich ».

Chronique du 22 avril 1968

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Tapuscrit du 22 avril 1968

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Chronique du 15 juillet 1968

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Souvenirs

Souvenirs d'un Fortgeloffener

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Alfred Kern (1919-2001)

Alfred Kern, écrivain, romancier et poète est né le 22 juillet 1919 à Hattingen (Rhénanie du Nord-Westphalie, Allemagne).
Il est le fils d’Auguste Kern, fondé de pouvoir et de Marie Henriette Bremenkamp. Alfred passe son enfance à Schiltigheim. Il fait ses études secondaires au collège St-Etienne et au Lycée Fustel de Coulanges à Strasbourg, puis des études de philosophie à la Faculté de Théologie catholique de Strasbourg et Clermont-Ferrand (1938-1940). Au terme de son service militaire, il reprend des études de philosophie et d’histoire aux universités de Heidelberg, Strasbourg, Leipzig et Paris.
Diplômé, il s’installe dans la capitale en 1947, où il enseigne l’allemand à l'Ecole Alsacienne. Il sera par la suite professeur de la Ville de Paris, place Lucien-Herr, puis rue d’Alésia. Il se marie le 14 août 1948 à Halina Niekrassow (Sébastopol, Russie 1920 - Munster 2006) à Paris dans le 16ème arrondissement. Ils élèveront deux enfants : Anne-Brigitte (1942) et le plasticien Pascal (1952-2007).
Il fréquente dans la capitale les plus grands noms de la littérature d'alors (Adamov, Ionesco, Sartre, etc). Avec ses amis Henri Thomas, André Dhôtel et Marcel Bisiaux, il fonde, sous l’égide d'Antonin Artaud, la Revue 84 qui publie notamment un débutant nommé Samuel Beckett.
Lecteur défricheur de littérature allemande chez Gallimard, il révéla des œuvres capitales de la littérature germanophone d'après-guerre, comme celle de Thomas Bernhard ou Mars (1980) de Fritz Zorn.
En pleine vogue du Nouveau Roman, il connaît le succès comme romancier avec Le jardin perdu (Prix Fénéon 1950), son extraordinaire épopée tragi-comique de la Mitteleuropa qu’est Le Clown (Prix international du roman, Charles Veillon 1957), L’Amour profane (Prix Maurice Betz 1959), Le bonheur fragile (Prix Renaudot 1960) ou encore Le viol (1964) qui retrace un été tragique dans une ferme au-dessus de Munster, avant d’entrer dans un long silence et se consacrer à une recherche scientifique et la création plastique, mêlant sculpture et photo.
Son travail s’oriente vers d’étranges compositions photographiques, dont il donne plusieurs expositions, et surtout la poésie : Gel & Feu (1989), Le Point vif (1991), Le Carnet blanc (2002). Dans sa préface au Carnet blanc (2002), Philippe Jaccottet a donné toute la mesure du parcours littéraire de l'écrivain : « Lisant ces pages si dépouillées, si intérieures, écrit-il, je me dis que Kern, devenu ici contemplateur de plus en plus immobile du paysage que son refuge lui offrait tous les jours, Kern avec sa passion des choses visibles et des autres, avec l'enfance restée si présente en lui, dans le bonheur certes fragile mais pour lui si durable de l'amour, je me dis qu'il avait vraiment atteint ce centre que la profusion romanesque risquait peut-être de faire oublier, et d'où montagne et flamme de bougie peuvent être vues comme tressées ensemble pour un regard assez clair ».
Le Prix du Patrimoine Nathan Katz lui a été attribué en 2007 et distingue le traducteur, Jean-François Eynard, qui s’est attaché à faire connaître en français le noyau secret du travail d’écriture d’Alfred Kern, ses poèmes allemands. Élevé à Schiltigheim, dans ce terreau de la langue populaire strasbourgeoise qu'il évoque avec tendresse dans Le jardin perdu, Kern n'a pas écrit en dialecte, mais a publié quelques rares poèmes écrits en allemand. Les textes rassemblés sous le titre La Lumière de la terre, constituent l'essentiel de son œuvre dans cette autre langue. Et l'étonnant est qu'en les lisant on découvre combien tout son travail est marqué par cette langue sous-jacente, qui lui a transmis un peu de son imaginaire, de sa saveur et de son rythme.
Il a passé les dernières années de sa vie avec sa femme Halina dans une maison de Haslach, acquise avec l’argent du Renaudot, face aux sommets du Hohneck et du Petit Ballon, au-dessus de Munster, qui appartenait auparavant à Emile Allais, champion de ski alpin.
Alfred Kern, un des grands écrivains alsaciens de l’après-guerre, est mort à Colmar, à la clinique Saint-Joseph, le 12 septembre 2001, laissant une masse considérable d’inédits, conservés pour l’essentiel aux Archives départementales du Haut-Rhin. Son œuvre est pour l’Alsace l’une des plus importantes du XXe siècle. Ses ouvrages ont été traduits en Allemagne, Grande-Bretagne, Etats-Unis, Italie, Espagne et Yougoslavie.
Reprenant l’image des bulles de savon qu’enfant il adorait, il disait : « Elles s’agrègent, se perdent et meurent en parfum. C’est la plus belle mort : disparaître. »
 
Œuvres primées :
> Le jardin perdu, Prix Fénéon, 1950.
> Le Clown, Prix Charles Veillon, 1957.
> L’Amour profane, Prix Maurice Betz, 1959.
> Le bonheur fragile, Prix Renaudot, 1960.

Exposition et inauguration des rues Marcel Haedrich et Alfred Kern (6-8 juillet 2007)

Marcel Haedrich et Alfred Kern

À télécharger

Brochure

1972 ko - Dernières modifications : 16/09/2014

Photos de l'exposition

Sources & Bibliographie

Marcel Haedrich

Œuvres de Marcel Haedrich
Romans, essais
> HAEDRICH Marcel, Baraque III, chambre 12 : récit de captivité, Les Éditions Variétés, Montréal, 1943.
> HAEDRICH Marcel, Les Petits vaincus, Bordas, Paris, 1946.
> HAEDRICH Marcel, Si j'avais voulu, R. Laffont, Paris, 1952.
> HAEDRICH Marcel, Les Évangiles de la vie, R. Laffont, Paris, 1953.
> HAEDRICH Marcel, Je veux, tu veux, il veut, R. Laffont, Paris, 1955.
> HAEDRICH Marcel, Drame dans un miroir, Denoël, Paris, 1958.
> HAEDRICH Marcel, Le Vrai procès de Monsieur Bill, B. Grasset, Paris, 1960.
> HAEDRICH Marcel, La Rose et les soldats, B. Grasset, Paris, 1961.
> HAEDRICH Marcel, Le Patron, B. Grasset, Paris, 1964.
> HAEDRICH Marcel, L'Entre-deux dieux, B. Grasset, Paris, 1967.
> HAEDRICH Marcel, Belle, de Paris, Éditions de Trévise, Paris, 1968.
> HAEDRICH Marcel, Midi 25, voici Marcel Haedrich, Éditions de Trévise, Paris, 1969.
> HAEDRICH Marcel, Et Moïse créa Dieu, R. Laffont, Paris, 1970.
> HAEDRICH Marcel, Coco Chanel secrète, R. Laffont, Paris, 1971.
> HAEDRICH Marcel, Mariorca, Flammarion, Paris, 1973.
> HAEDRICH Marcel, Seul avec tous, R. Laffont, Paris, 1973.
> HAEDRICH Marcel, Les Jumeaux de Kissingen, R. Laffont, Paris, 1975.
> HAEDRICH Marcel, Le Maréchal et la dactylo, R. Laffont, Paris, 1977.
> HAEDRICH Marcel, Romans alsaciens : nouvelles, Éditions de la Nuée bleue, Strasbourg, 1978.
> HAEDRICH Marcel, Une Enfance alsacienne ou le mal de Dieu, P. Belfond, Paris, 1978.
> HAEDRICH Marcel, Adélaïde de Kergoust, P. Belfond, Paris, 1980.
> HAEDRICH Marcel, La Bande à Jésus ou Comment un homme devient Dieu : après 20 siècles de légendes, une vérité aussi forte, P.-M. Favre, Lausanne-Paris, 1982.
> HAEDRICH Marcel, Dieu a déménagé, Ed. P.-M. Favre, Paris, 1985.
> HAEDRICH Marcel, Coco Chanel, Belfond, Paris, 1987.
> HAEDRICH Marcel, Le comte Bubu, Belfond, Paris, 1988.
> HAEDRICH Marcel, La Vraie mort du Général, Le Verger, Illkirch, 1990.
> HAEDRICH Marcel, Le chemin de Damas, R. Laffont, Paris, 1992.
> HAEDRICH Marcel, Citizen Prouvost : le portrait incontournable d'un grand patron de la presse française, Filipacchi, Levallois-Perret, 1995.

Articles
> HAEDRICH Marcel, « Souvenirs d'un Fortgeloffener » dans Annuaire de la Société d'histoire du val et de la ville de Munster n°53, 1999, p. 13-19.
> HAEDRICH Marcel, « Portrait d'un alsacien inconnu : mon père » dans Historia, 1983.


Bibliographie
> BÉNICHOU Pierre, « Adieu, Marcel Haedrich » dans Le Nouvel Observateur n°2019, semaine du 17 juillet 2003.
> BITTENDIEBEL France, « Têtes d'affiches : les alsaciens célèbres de Paris » dans Vivre à Strasbourg n°17, 1985.
> LESER Gérard, « Haedrich Marcel » dans le Nouveau Dictionnaire de Biographie alsacienne, 1984, p. 1363.
> SCHIERER F., « Les deux côtés de Marcel Haedrich » dans Saisons d’Alsace n°66, 1978.
> WALTER J.-Cl., HAEDRICH M., « Témoin de L’Entre-deux-dieux » dans Saisons d’Alsace n°30, 1969, p. 255-261.
> « Biographies de personnalités d’origines alsaciennes et mosellanes », dans Horizons d’Alsace n°15, 1975, p. 12.
> « Marcel Haedrich, écrivain et journaliste française » (article nécrologique) dans Le Monde, 18 juillet 2003.
> Alsace du 17.6.1987 (avec portrait).
> Alsace et Moselle n°48, 1959, p. 4-5.
> Dictionnaire de la politique française, publié sous la direction de H. Coston, Paris, 1967, p. 524.
> DNA du 11.12.1985.
> NA du 1/2.2.1981.
> NA du 30.110.1984.
> Who’s who, 1963-1964, p. 1269.

Films documentaires
> GIR François, Un grand diable d’Alsacien, portrait de Marcel Haedrich en son pays, France 3 Alsace / Tournesol Productions, 2002, Cassette VHS (durée : 54’ 07’’).
> Quand la vallée de Munster raconte, Marcel Haedrich, journaliste à Munster, UGA média (durée 105’).

Alfred Kern

Œuvres d’Alfred Kern
Romans
> KERN Alfred, Le Jardin perdu, Les Éditions de Minuit, Paris, 1950.
> KERN Alfred, Les voleurs de cendres, Les Éditions de Minuit, Paris, 1951.
> KERN Alfred, Le Mystère de sainte Dorothée, Gallimard, Paris, 1952.
> KERN Alfred, Le Clown, Gallimard, Paris, 1957.
> KERN Alfred, L'Amour profane, Gallimard, Paris, 1959.
> KERN Alfred, Le Bonheur fragile, Gallimard, Paris, 1960.
> KERN Alfred, La dernière nuit, Gallimard, Paris, 1963.
> KERN Alfred, Le Viol, Gallimard, Paris, 1964.

Poésie
> KERN Alfred, Gel & feu, Arfuyen, Paris, Orbey, 1989.
> KERN Alfred, Le point vif, Arfuyen, Paris, Orbey, 1991.
> KERN Alfred, Le Carnet blanc, Arfuyen, Paris, Orbey, 2002.
> KERN Alfred, La Lumière de la terre, Arfuyen, Paris, Orbey, 2007.

Articles
> KERN Alfred, « La dimension poétique d'un paysage : en mémoire d'Alfred KERN (1919-2001), poète, écrivain et romancier, amoureux des mots, des images et des paysages des Hautes-Vosges » dans Annuaire de la Société d'histoire du val et de la ville de Munster n°55, 2001, p. 11-12.
> KERN Alfred, « L'écrivain n'est pas Dieu » dans Saisons d'Alsace n°134, 1996, p.129-134.
> KERN Alfred, « L'Europe des frontières » dans Revue sociale de la France de l'Est n°17, 1989-1990, p.156-161.
> KERN Alfred, « Un amour ne peut en détruire un autre » dans Saisons d'Alsace n°128, 1995, p.233-236.
> KERN Alfred (avec d’autres auteurs), L'Alsace-Nord, Éd. « Autrement », Paris, 1988.

Le plasticien, expositions
> Espaces, Strasbourg, 1978.
> L’Eclat et la Transparence, Bischenberg, Obernai, 1984.
> La Lumière des Textes, Sélestat et Strasbourg, 1985.
> L’écrivain, artisan du langage, Bibliothèque humaniste de Sélestat, 1984 puis Centre G. Pompidou à Paris, 1987.
> Le jardin des Délices, Colmar, 1987.
> Le Martyr de Saint-Sébastien Strasbourg, 1991.

Films avec FR3 Alsace
> L’heure alsacienne
> L’éclat et la transparence
> Le regard et l’écriture.

Bibliographie
> JURTH Bernard, « Alfred KERN : une vie entière pour accrocher la lumière » dans Revue alsacienne de littérature n°78, 2002, p. 70-71.
> KECHICHIAN Patrick, « Alfred Kern : un romancier à l'inspiration tragique » dans Le Monde, 18 septembre 2001, p.35. Kniffke Frédéric, « Hommage à M. Alfred Kern, 1919-2001 », dans Annales de l'Académie d'Alsace n°68, 2002, p.154-155.
> KRETZ Pierre, Ruff Astrid, « Le monologue intérieur d'Alfred Kern » dans Saisons d'Alsace n°1, 1998, p.100-102.
> ROEDERER Christiane, « KERN Alfred » dans le Nouveau Dictionnaire de Biographie alsacienne, p. 1933.
> WALTHER Jean-Claude, « Les poèmes d'Alfred Kern » dans Revue alsacienne de littérature n°30, 1990, p. 61-62.
> « Alfred KERN Grand Bretzel d'or 1982 » dans Saisons d'Alsace n° 107, 1990, p. 127-136.
> NA des 7 juin 1984 et 8 février 1985.
> DNA du 19 octobre 1985.
> Vivre à Strasbourg n°19, novembre 1985.
> Le Monde (article nécrologique), 18 septembre 2001.

Archives INA (Institut National de l’Audiovisuel)
> « Pierre Desgraupes reçoit les prix Goncourt et Renaudot de l’année », Vintilia HORIA et Alfred KERN, ORTF 23/11/1960, 15’17’’.